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Articles de la revue de presse
Sommaire

 12/03/2010 - Vol de données HSBC : 15.000 clients concernés
 12/03/2010 - Lancement de la construction d'une centrale solaire géante en Italie
 12/03/2010 - Les réassureurs relativement épargnés par la tempête
 12/03/2010 - Etats-Unis : bientôt possible de spéculer sur les succès du box-office
 12/03/2010 - Twitter et Facebook prêts pour la géolocalisation de leurs utilisateurs
 12/03/2010 - Sony à l'assaut de la manette sans fil de la Wii
 11/03/2010 - L'Europe de l'assurance se mobilise contre les conséquences de Solvabilité II
 11/03/2010 - Accès aux données personnelles : l'UFC attaque Free et Tele2Mobile devant la Cnil
 11/03/2010 - Numérique : la confiance des Français mesurée
 11/03/2010 - Déficit budgétaire record aux Etats-Unis

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Vol de données HSBC : 15.000 clients concernés
Article rédigé le 12/03/2010 à 09:17

La filiale helvétique d'HSBC Private Bank, qui avait minimisé l'ampleur du vol de données secrètes commis chez elle il y a trois ans, a reconnu jeudi que le délit avait permis à la France de récupérer des informations datant de 2006 sur 24.000 clients, dont 15.000 actuels.

"Il apparaît clairement aujourd'hui que le vol, qui a été perpétré par un collaborateur du service informatique, pourrait concerner quelque 15.000 clients existants, dont les comptes ont été ouverts en Suisse avant octobre 2006", a indiqué le pdg de la banque, Alexandre Zeller lors d'une conférence de presse. Au total, le vol concerne environ 24.000 détenteurs de compte, mais 9.000 d'entre eux ont quitté depuis l'établissement bancaire, a précisé Alexandre Zeller.

La filiale suisse de la banque britannique a pu réaliser ce décompte après avoir reçu le 3 mars "des copies d'une importante partie des données volées" par le procureur général de la Confédération. Ce dernier avait lui-même obtenu les copies fin janvier de la France qui, au grand dam de Berne, avait récupéré ces données volées par l'ancien informaticien d'HSBC à Genève, Hervé Falciani , désormais réfugié dans le Midi de la France. Gênée par une affaire aussi rocambolesque que compromettante révélée en décembre 2009, la banque avait alors assuré qu'"à sa connaissance" le vol concernait "moins de dix clients" . À nouveau, elle a tenté de temporiser jeudi en expliquant que ces chiffres ne portaient que sur "moins d'un cinquième" des clients d'HSBC Private Bank dans le monde. Sans préciser la proportion pour la Suisse ni les montants concernés.

Des éléments qui peuvent "porter atteinte à la sphère privée"


Alexandre Zeller s'est, par ailleurs, dit convaincu que ces données "ne permettront pas à des tiers d'avoir accès à des comptes". La liste "concoctée" par Hervé Falciani contient des informations, mais elle est très difficile à déchiffrer, car elle est "fragmentée et manipulée", émanant de différentes sources, a-t-il encore expliqué à l'AFP. "Ce sont des fichiers codés, cryptés, pour lesquels M. Falciani a probablement essayé de créer des liens entre eux", mais "qui juridiquement, légalement, ne donnent aucune information consistante", a-t-il assuré.

Selon le responsable, les noms de la liste ne sont, par exemple, pas forcément ceux des clients et peuvent être ceux "d'un avocat, un mandataire... ou quelqu'un qui reçoit le courrier tout simplement". Nombre de clients étrangers, qui n'ont pas déclaré à leur fisc les sommes cachées en Suisse, devraient toutefois commencer à trembler. Car les données, qui concernent des Français et "d'autres nationalités", permettent tout de même d'avoir des éléments suffisants pour "porter atteinte à la sphère privée" de ces personnes, a reconnu la banque. En clair, cela signifie qu'il existe bel et bien pour certains les noms, numéros de compte et montants pouvant les mettre en difficulté, explique une source chez HSBC. D'autant que Paris, qui a constitué une liste de quelque 3.000 noms à partir des données d'Hervé Falciani, n'a jamais caché son intention de s'en servir. En conséquence, le refus de Berne de collaborer sur le dossier ne devrait pas trop gêner le fisc français.

Au total, l'affaire met non seulement en cause un secret bancaire helvétique déjà très écorné, mais aussi la capacité des banques à éviter les fuites. "La façon dont Falciani a pu physiquement voler ces informations n'est toujours pas claire", a reconnu Alexandre Zeller assurant toutefois que l'affaire avait eu un effet "marginal" sur les activités de la banque. Cette dernière a tout de même vu ses clients européens lui retirer 1 milliard de francs suisses (684 millions d'euros) en 2009.
Le Point.fr 11.03.10

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Lancement de la construction d'une centrale solaire géante en Italie
Article rédigé le 12/03/2010 à 09:15

Le groupe américain SunEdison a annoncé jeudi le lancement de la construction d'une centrale solaire géante dans le nord-est de l'Italie, qui sera, selon lui, la plus grande d'Europe.

Ce champ de panneaux photovoltaïques sera installé dans la province de Rovigo, en Vénétie (nord-est), et s'étendra sur une superficie de plus de 850.000 mètres carrés, l'équivalent de "120 terrains de football", a indiqué SunEdison dans un communiqué.

La puissance de cette centrale sera de 72 mégawatts, ce qui en fera "la plus grande d'Europe", devant une centrale de 60 mégawatts en Espagne et une centrale de 50 mégawatts en Allemagne, assure le groupe.

La production d'énergie commencera durant la deuxième moitié de 2010 et la centrale sera pleinement opérationnelle à la fin de l'année, a ajouté SunEdison, qui est associé dans ce projet à la banque espagnole Santander.

Durant sa première année de fonctionnement, cette centrale permettra de couvrir les besoins en électricité de plus de 17.000 ménages et permettra d'éviter le rejet de 41.000 tonnes de CO2 dans l'atmosphère.

SunEdison, filiale du groupe américain MEMC Electronic Materials, est le numéro un de l'énergie solaire aux Etats-Unis et le numéro trois dans le monde.

Avec une puissance installée de plus d'un gigawatt, l'Italie est au deuxième rang en Europe en terme de production d'énergie solaire derrière l'Allemagne, selon des données du gouvernement italien.
Les Echos.fr 11.03.10

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Les réassureurs relativement épargnés par la tempête
Article rédigé le 12/03/2010 à 09:15

Moody's Investors Service vient de réaliser une étude sur le coût de la tempête Xynthia pour les assureurs. « Les dommages causés par le vent devraient se traduire en France, pour le secteur de l'assurance, par des indemnisations d'un montant raisonnable de l'ordre de 500 M€ à 1 Md€ selon les estimations de certaines sociétés spécialisées dans la modélisation des catastrophes naturelles », explique Benjamin Serra, l'auteur de l'étude.

D'après les premières estimations des différentes compagnies, Moody's estime que le coût net de réassurance de la tempête Xynthia pour les assureurs directs en France sera légèrement inférieur, voire comparable, à celui de la tempête Klaus en 2009. « En revanche, côté réassurance, Xynthia devrait (…) être bien moins coûteuse. Deux raisons à cela : tout d'abord, 50% des sinistres liés aux inondations seront pris en charge par la CCR. Ensuite, le montant des sinistres causés par le vent et de ceux liés aux inondations non cédés à la CCR ne devrait pas être sensiblement supérieur aux priorités des traités signés avec les réassureurs traditionnels », ajoute l'analyste.
L'Argus de m'assurance.com 12.03.10

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Etats-Unis : bientôt possible de spéculer sur les succès du box-office
Article rédigé le 12/03/2010 à 09:14

La maison de courtage Cantor Fitzgerald va lancer en ligne un marché de contrats à terme où studios de cinéma, institutions financières et spectateurs pourront miser sur le nombre d'entrées en salles des films.

Combien auriez-vous parié sur le succès d'un film de 2h40, mettant en scène des humanoïdes bleus qui chevauchent des créatures mi-dragon, mi-cheval pour préserver leur planète des méchants Terriens ? Avant la sortie en salles d'Avatar, s'il avait été possible de spéculer sur les chiffres d'entrée du long-métrage de James Cameron, les fans auraient pu se faire une fortune avec son succès planétaire.

Ce genre de pari sera possible dès le 20 avril aux Etats-Unis avec le lancement, sur Internet, de Cantor Exchange, un véritable marché où placer de l'argent, sous forme de "futures" (contrats à terme), sur le succès de long-métrages avant leur sortie. La maison de courtage financier Cantor Fitzgerald vient en effet d'obtenir des autorités de régulation américaines l'autorisation de lancer ce marché qui sera ouvert aussi bien aux studios de cinéma qu'aux institutions financière et aux fans du septième art.

L'idée n'est pas nouvelle. Il existe, depuis 1996, un site internet baptisé "The Hollywood Stock Exchange" où les internautes peuvent miser des dollars fictifs sur les résultats du box-office... un site que Cantor Fitzgerald a d'ailleurs racheté en 2001. Mais cette fois-ci, les investisseurs placeront de l'argent réel dans des contrats à terme. Ceux-ci coûteront 1 dollar pour chaque million de dollars que le film est censé rapporté (chiffre déterminé par les traders) pendant ses premières semaines d'exploitation. Concrètement, s'il est déterminé qu'un "blockbuster" engrangera 100 millions de dollars au box-office, le contrat sur celui-ci sera vendu 100 dollars. Et si le film dépasse les 100 millions, pour attendre par exemple 180 millions de dollars, l'investisseur empochera 80 dollars.

"Je travaille dans le domaine des futures depuis longtemps, a déclaré Richard Jaycobs, président de Cantor Exchange, au New York Times. Aucun des produits (coton, dérivés) sur lesquels j'ai travaillé n'a selon moi le potentiel que présente le box-office américain." Les studios de cinéma doivent s'en frotter les mains à l'avance. En 2009, le box-office américain a dépassé pour la première fois les 10 millions de dollars sur un an. L'année a aussi été celle de la sortie du film record "Avatar", qui a déjà engrangé plus de 2,6 milliards de dollars dans le monde. Les studios pourront par exemple vendre des contrats concernant des films auxquels ils croient. Un bon filon, aussi, pour doubler les revenus des films à succès ou limiter leurs pertes des flops cinématographiques. L'idée semble avoir de l'avenir, puisqu'un projet similaire est en préparation dans les bureaux de la start-up américaine Media Derivatives, qui espère obtenir de son côté obtenir son autorisation d'ouverture avant fin mars.
Les Echos.fr 11.03.10

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Twitter et Facebook prêts pour la géolocalisation de leurs utilisateurs
Article rédigé le 12/03/2010 à 09:12

Twitter et Facebook offriront bientôt des fonctionnalités permettant de montrer la position géographique de l'émetteur de posts à ses « amis ». Si Facebook met les bouchées doubles pour finaliser la fonction, Twitter semble prêt à activer de telles modalités sur son site.

Selon une information parue dans le New York Times, Facebook devrait ajouter les informations relatives à la localisation des « amis » à partir du mois prochain. Le système sera probablement mis en place peu avant la conférence des développeurs F8 qui se tient en avril. Le système de géolocalisation de Facebook permettra aux « amis » de localiser le lieu à partir duquel la mise à jour a été effectuée. Selon une estimation, sur les 400 millions d'utilisateurs de Facebook, environ 100 millions effectuent la mise à jour de leur statut à partir d'un smartphone.

Mais Facebook n'est pas le seul à vouloir rendre ces informations disponibles. Son rival Twitter, sur lequel sont postés chaque jour plus de 50 millions de messages de 140 caractères, est également prêt à mettre en route des fonctionnalités de géolocalisation. Twitter offre déjà à certains clients la possibilité d'attacher des informations de localisation à leurs tweets, mais la fonctionnalité n'est pas active depuis le site lui-même. Mais pas loin.

Ainsi, quand Facebook a annoncé ses intentions de mettre en route un système de géolocalisation pour ses utilisateurs, Twitter a brièvement activé la fonction sur son site. MG Siegler de TechCrunch a remarqué qu'elle fonctionnait dans un post mais Twitter l'a rapidement désactivé. Néanmoins, ce bref signal prouve que Twitter met une touche finale à son système. Alors qu'il reste difficile de savoir comment fonctionnera la géolocalisation de Facebook, Twitter a offert un bref aperçu de sa capacité et la manière dont elle va présenter cette fonction à ses utilisateurs : des cartes superposent les tweets individuels et sur le flux principal, en même temps que les noms de lieux, figurera l'emplacement à partir duquel l'utilisateur à envoyé son tweet. Certains pensent que Twitter pourrait même l'activer au cours de la conférence SXSW qui commence vendredi.

La géolocalisation représente un enjeu important pour les réseaux sociaux, et un nombre croissant de services commencent à l'intégrer. De fait, la possibilité de lier des informations de localisation au statut permettrait au réseau social de cibler les petites entreprises pour leur proposer d'afficher de la publicité.

On peut toutefois s'interroger sur les implications résultant de la possibilité de voir où se trouvent à tout moment les millions d'utilisateurs qui utilisent le réseau social. Et si il y a quelques raisons pour lesquelles le système est attractif - obtenir une recommandation sociale de « vraies » personnes, avoir accès à des informations localisées pertinentes, trouver des amis et des gens sympathiques autour de soi - d'autres motifs plaident pour dire qu'il serait mieux de ne pas l'utiliser : les cybercriminels suivent aussi les statuts de Facebook, la publicité va envahir cet espace, et il est difficile d'avoir un contrôle sur ceux qui voit où l'on se trouve.

D'autant que Facebook n'est pas vraiment le mieux placé en matière de protection de la vie privée des utilisateurs, et avec un peu de malchance (comme ce qui est arrivé à Google avec Buzz), cette fonctionnalité pourrait facilement s'avérer un cauchemar pour la vie privée.
Le Monde Informatique.fr 11.03.10

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Sony à l'assaut de la manette sans fil de la Wii
Article rédigé le 12/03/2010 à 09:11

Face au succès de Nintendo, le groupe de Tokyo lancera à l'automne un système simple pour jouer, baptisé «PlayStation Move Motion Controller». Dans la foulée, Microsoft va commercialiser son projet Natal.

La riposte. À San Francisco, dans la nuit de mercredi à jeudi, Sony a donné des détails sur sa manette de contrôle sans fil pour sa console de salon Play¬Station 3 (PS3), lors d'une conférence pour les concepteurs de jeux vidéo. À l'aide de cette sorte de télécommande surmontée d'une sphère blanche, qui change de couleur selon les phases de jeu, le groupe de Tokyo espère damer le pion à la Wii de Nintendo. Il sera possible de reproduire sur l'écran les mouvements de la main et du corps du joueur. «Notre manette PlayStation Move Motion Controller, avec une caméra à placer au-dessus de l'écran et un jeu, sera vendue à moins de 100 dollars à l'automne», précise-t-on chez Sony en France, sans indiquer le prix européen.

Nouveau public

Grâce à sa manette «Wii Remote», Satoru Iwata, le PDG de Nintendo, a séduit un nouveau public, composé de jeunes femmes et de personnes réticentes aux jeux. Le contrôleur de la Wii a contribué à rendre simple d'usage des jeux vidéo. Un peu plus de trois ans après son lancement, les chiffres sont éloquents : la console de Nintendo s'est vendue à près de 70 millions d'unités dans le monde, soit autant que les ventes cumulées de PlayStation 3 ajoutées à celles de Xbox 360 de Microsoft.

Depuis près d'un an, Sony et Microsoft élaborent des projets pour rétorquer à la Wii, aux graphismes moins évolués.

Dès le 2 juin 2009, Sony a annoncé sa riposte. «Notre manette de contrôle est plus précise que tous les autres systèmes existants, ce qui est essentiel pour les jeux en haute définition. Car la manette de contrôle dispose d'un capteur d'accélération et d'un gyroscope. La profondeur est également déterminée avec précision, grâce à la caméra posée au-dessus de l'écran», confiait alors au Figaro, Kaz Hirai, le patron de la division jeux de Sony. À l'époque, la firme nippone voulait proposer sa manette dès le printemps. Elle a pris un peu plus de temps, notamment pour incorporer à côté de la caméra (qui rappelle son jeu «Eye Toy» pour PS2) un système d'enregistrement de sons. «Des expériences de réalité augmentée» sont ainsi promises aux joueurs de PS3. Trente-six studios et éditeurs de jeux, parmi lesquels Activision, Disney, Sega, THQ, Ubisoft et Warner, vont proposer des programmes pour cette manette. Les studios de Sony, quant à eux, lanceront 20 jeux d'ici au 31 mars 2011.

L'offensive de Sony, avec ce complément pour «la réalité augmentée», est décisive dans la lutte qui se noue avec Microsoft. Pour la période des fêtes de fin d'année, qui débutera en novembre aux États-Unis, la Xbox 360 devrait s'enrichir du «projet Natal». Microsoft veut ainsi se passer de manette de contrôle de jeux et proposer un dispositif composé d'une caméra infrarouge et d'un système de reconnaissance de la parole. «La manette, c'est vous», avait indiqué Don Mattrick, le responsable de la division jeux de Microsoft, en présentant l'an dernier son projet pour marquer les esprits. En juin prochain, à Los Angeles, lors du prochain salon mondial des jeux vidéo, le géant des logiciels doit donner des précisions sur le prix, la date du lancement et des jeux pour le projet Natal.

La revanche de la 3D


Toutefois, Sony va sortir une autre carte pour relancer ses ventes de PS3 : la 3D. En effet, sa console va s'enrichir, au second semestre, de deux logiciels pour le relief - qui pourront être récupérés sur Internet pour les détenteurs actuels de consoles. «Grâce au lecteur au format Blu-ray incorporé dans la PS3, la console pourra proposer des jeux vidéo en relief, puis un deuxième logiciel permettra de regarder des films en 3D», précise un porte-parole de Sony en France. Il s'agit d'un avantage, y compris sur la Xbox 360. Car Microsoft a fait le pari du format HD-DVD, finalement abandonné, pour sa console de salon qui incorpore un simple lecteur de DVD. La PS3 pourrait ainsi prendre sa revanche et devenir, selon le cabinet Strategy Analytics, au final, la console de nouvelle génération la plus vendue au monde.
Le Figaro.fr 11.03.10

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L'Europe de l'assurance se mobilise contre les conséquences de Solvabilité II
Article rédigé le 11/03/2010 à 09:20

A la veille d'échéances importantes relatives aux mesures d'application de la directive, les assureurs font pour la première fois front commun. Ils dénoncent des exigences excessives de fonds propres, nuisibles à la fois aux clients, aux assureurs et à l'économie.

C'est une première et elle risque de faire date. Les assureurs européens, via le Comité européen des assurances (CEA), leur super-fédération commune, ont décidé de faire front commun pour dénoncer les conséquences de Solvabilité II, la directive censée déterminer, à compter de 2012, leurs exigences de fonds propres à partir d'une approche économique des risques. Dans un document commun publié hier et destiné à être présenté au Parlement européen le 16 mars, ils expliquent pourquoi des exigences excessives de capital vont nuire à la fois aux clients, aux assureurs et à l'économie en général.

D'ici là, l'objectif est très clair : « Il s'agit de tirer la sonnette d'alarme auprès des autorités européennes et nationales », explique Bernard Spitz, le président de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA). Et faire passer le message auprès de l'opinion publique qu'il ne s'agit pas uniquement d' « un débat technique et ennuyeux », mais d'une question dont la résolution aura des conséquences directes sur le niveau des retraites, le prix de l'assurance et donc le niveau de protection des personnes et des biens, ou encore la croissance (et donc l'emploi).

Pourquoi une telle mobilisation aujourd'hui, alors que la directive avait fini par être votée par les 27 Etats membres le 22 avril 2009 ? Pour la bonne et simple raison que le texte, compte tenu des mesures d'application proposées par le Comité européen des superviseurs d'assurance (Ceiops), n'a plus du tout la même tête qu'il y a un an. Pourtant, l'assurance européenne « a bien traversé la crise ». Mais, compte tenu d'un resserrement généralisé des calibrages sur tous les paramètres et tous les types de risques (opérationnel, souscription, marché…), motivé par une « hyper-prudence » qui semble difficile à justifier, « le secteur de l'assurance européen risque de devoir payer un lourd tribut » à la réforme, note le CEA.

Tribut qui pourrait se chiffrer en centaines de milliards d'euros de recapitalisation. Standard & Poor's évoque ainsi une hausse des exigences de fonds propres « de 65 % à 75 % » par rapport aux critères retenus lors de la quatrième étude d'impact (QIS4) de 2008, et sur la base de laquelle avait été votée la directive. Dans le même temps, les capitaux éligibles à la couverture de ces exigences de solvabilité pourraient subir une réduction « de 20 % à 50 % ». Rien qu'au niveau français, le cabinet d'actuariat Milliman a calculé que les assureurs auraient, sur ces bases, un besoin potentiel « considérable » de reconstitution de fonds propres, estimé à près de 30 milliards d'euros pour les assureurs-vie et à 20 milliards pour les assureurs non-vie.

Impact sur les fonds de retraite


Pour le CEA, les conséquences sont écrites. Le secteur européen de l'assurance verrait sa rentabilité s'effondrer - avec le risque que les investisseurs s'en désengagent -, ce qui conduirait les compagnies à augmenter leurs prix, à réduire les garanties accordées, voire à se désengager de certaines branches longues comme la retraite ou la responsabilité civile. Sa compétitivité serait dégradée par rapport aux Etats-Unis et à l'Asie et son handicap très nettement accru par rapport aux fonds de pension, qui ne seront pas soumis aux mêmes exigences.

La fédération anticipe une baisse « de 30 % à 50 % des fonds de retraite » selon les pays et les produits, et donc la nécessité pour les assurés « d'augmenter leur épargne annuelle de 50 % pour maintenir leur objectif de niveau de vie jusqu'à la retraite ». Quant au prix des produits d'assurance non-vie, « ils augmenteraient en moyenne de 5 % à 20 % ». Au niveau macroéconomique, enfin, des exigences de fonds propres plus conservatrices « remettraient en cause le rôle des assureurs comme investisseurs institutionnels », avec « un impact négatif immédiat sur l'évolution du PIB ». Bref, il reste à convaincre la Commission européenne d'opter pour des calibrages moins contraignants - et d'en donner la preuve entre avril et juin dans les spécifications du QIS5.
Les Echos.fr 11.03.10

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Accès aux données personnelles : l'UFC attaque Free et Tele2Mobile devant la Cnil
Article rédigé le 11/03/2010 à 09:19

L'association de consommateurs accuse le FAI et l'opérateur mobile de ne pas donner accès aux données personnelles recueillies auprès de ses clients. Six autres sociétés sont concernées par la saisine.

Nouvel assaut de l'UFC Que Choisir ? contre Free. Cette fois, ce ne sont pas les conditions générales de vente ou encore les tarifs de la hot line du FAI qui sont en cause mais sa gestion des données personnelles de ses clients.

L'association de consommateurs a donc déposé un recours devant la Cnil, la Commission nationale informatique et liberté, estimant que les clients de Free n'ont pas accès aux données personnelles les concernant recueillies par le FAI. Ce qui est contraire à la législation en vigueur depuis 1978.

"Vrai problème"


Pourtant, les conditions générales de vente de Free précisent bien que "l'Abonné dispose à tout moment d'un droit individuel d'opposition, d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui le concernent via la Console de gestion de compte"
.
A noter que huit autres sociétés sont concernées par cette saisine : Casino, Champion, Monoprix, Sephora, Becquet, VirginMega et Tele2Mobile.

Des personnes, inscrites sur des fichiers, ont "demandé à avoir accès à leurs données, voire à les supprimer", a expliqué à l'AFP Gaëlle Patetta, directrice juridique au sein de l'association.

"Pour huit sociétés, il y avait un vrai problème, soit pas du tout de réponse, soit un non-respect de la législation", explique-t-elle. L'UFC a précisé que "l'objectif (était) d'inciter les entreprises à respecter la législation".

Interrogée par l'AFP, la Cnil a confirmé la saisine : "on est en cours d'instruction et d'échanges avec eux pour voir comment instruire ces éléments", a déclaré une porte-parole. Une telle saisine peut éventuellement aboutir à des mises en demeure, des avertissements, des contrôles, voire des sanctions financières.
ZDNet.fr 10.03.10

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Numérique : la confiance des Français mesurée
Article rédigé le 11/03/2010 à 09:18

Afin de mesurer l'intérêt et la confiance des Français pour les services et les outils numériques, la Caisse des Dépôts et l'Association de l'économie numérique (Acsel) annoncent aujourd'hui les résultats du premier baromètre national. Réalisée par l'Idate, cette étude servira de référence aux secteurs public et privé pour développer les solutions innovantes attendues par le grand public.

Pour la première fois en France, un baromètre donne la température de la confiance du grand public dans les services et les outils numériques, comme la gestion d'un compte bancaire en ligne ou la future carte d'identité électronique. L'enjeu est crucial au moment où l'économie numérique est devenue une priorité nationale avec 4,5 milliards d'euros alloués dans le cadre du grand emprunt. Jusqu'à ce jour, les acteurs du public et du privé ne disposent d'aucun repère précis pour savoir si l'ensemble des citoyens sont réceptifs à l'offre actuelle. Ni dans quelle proportion ils sont utilisateurs des nouveaux usages inventés par des opérateurs qui rivalisent d'innovation pour capter l'intérêt du grand public.

C'est pourquoi la Caisse des Dépôts, qui s'est engagée sur ce terrain depuis dix ans, et l'Association de l'économie numérique (Acsel), présidée par une personnalité du secteur, Pierre Kosciusko-Morizet, président-fondateur de PriceMinister.com, ont confié à l'Idate, un institut reconnu pour son expertise en la matière, la réalisation de ce baromètre. « Pour favoriser l'émergence de solutions garantissant sécurité et simplicité pour les usagers, la Caisse des Dépôts s'est déjà associée au secrétariat d'Etat à l'Economie numérique pour son projet de label de certification Idénum , qui permettra à chaque citoyen de se créer une "identité numérique multi-services", valable autant pour les sphères publiques que privées », explique Karen Le Chenadec, directrice du département du développement numérique des territoires (DDNT) à la CDC. « N otre objectif est d'apporter des points d'appui pour l'action et les solutions qui vont être conçues dans ce cadre », poursuit Karen Le Chenadec.

Internet, un outil du quotidien

Dévoilée aujourd'hui, cette première photographie numérique nationale, dont ce baromètre donnera un nouveau cliché chaque année, « a vocation à servir de référence aux acteurs publics et privés pour les faire travailler de concert afin de construire les services et les outils qui correspondent aux attentes des usagers », ajoute pour sa part Maud Franca, responsable de la confiance numérique du DDNT.

Justement, dans quelle mesure la confiance des usagers sert-elle de levier au déploiement des services électroniques ? Quels dispositifs juridiques faudra-t-il mettre en place pour garantir le contrôle de leur vie privée ? La valeur d'usage des services en ligne prime-t-elle sur la sécurité des données personnelles ? Autant de questions auxquelles ce baromètre, qui met aussi en exergue les pratiques actuelles des citoyens, apporte des éléments de réponse précis et instructifs.

Premier grand constat : Internet fait partie du quotidien de 68 % des Français, dont les trois quarts se connectent tous les jours. « Aujourd'hui, on est vraiment à un moment charnière où on voit se profiler une augmentation exponentielle des services numériques pour passer de la transmission d'informations à la généralisation des transactions en ligne », explique Maud Franca. Avec en toile de fond, « des enjeux sociétaux et des intérêts commerciaux, qui nécessitent une régulation du secteur public. Il faudra trouver un équilibre entre la simplicité, la sécurité et la garantie des libertés individuelles », souligne-t-elle.

Démarches en ligne plébiscitées


Que révèle ce baromètre sur les usages et les pratiques des Français sur Internet ? Sur le plan matériel, la fracture numérique est quasi comblée car 94 % des internautes interrogés, dont les deux tiers possèdent un ordinateur portable personnel, disposent d'une connexion haut débit à leur domicile qu'ils utilisent quotidiennement ou presque. Pour l'heure, 22 % d'entre eux se connectent à Internet via leur téléphone mobile. Un niveau significatif mais encore insuffisant pour savoir si les Français seront prêts un jour à basculer vers l'Internet mobile ou si l'ordinateur fera de la résistance.

Preuve que le pli est pris dans l'administration française, 89 % des internautes ont déjà effectué des démarches en ligne, les plus courantes étant la déclaration d'impôts (60 %) et la consultation de son compte de Sécurité sociale (46 %). Même taux de pénétration pour la banque et le commerce électroniques, qui sont désormais bien ancrés dans les habitudes des internautes : 80 % consultent leur compte sur Internet et 85 % font leurs achats en ligne, n'hésitant pas à régler avec leur carte bancaire pour 79 % d'entre eux. A noter cependant la percée notable de moyens alternatifs de paiement comme PayPal (33 %).

Paradoxalement, la dématérialisation, qui vise à simplifier les procédures administratives et commerciales, s'avère en réalité une source de complexité pour les usagers. Comme le montre ce baromètre, la montée en puissance des services en ligne génère une multiplication des identités numériques avec, en moyenne, 12 comptes en ligne par Français (e-commerce, e-banking, messagerie, réseaux sociaux ou forums de discussion). Cherchant à se protéger dans cette sphère virtuelle opaque sur laquelle plane le spectre de l'usurpation d'identité, plus d'un tiers des internautes sondés déclarent même fournir volontairement des informations erronées lorsqu'ils remplissent des formulaires en ligne.

L'usage prime sur le risque


Est-ce à dire que la confiance sera-t-elle la clef de la généralisation des usages des services numériques ? L'avenir le dira.

Pour l'heure, cette étude montre que les internautes accordent davantage de crédit au secteur public pour livrer leurs données personnelles, à l'exemple du site Mon.service-public.fr. En ef
fet, l'e-administration ressort comme le seul service qui bénéficie d'une valeur d'usage (89 %) et d'un taux de confiance (86 %) en parfaite cohérence. Lors de leurs démarches administratives, les Français ne sont que 11 % à craindre que leurs identités soient utilisées ou consultées abusivement par d'autres personnes.

En revanche, dans le secteur privé, la peur du piratage gagne 24 % des citoyens réalisant des opérations bancaires en ligne et 43 % des personnes adeptes du e-commerce. Plus globalement, la confiance repose principalement sur la notoriété des sites (71 %) et sur l'existence de garanties techniques de sécurité (51 %). Avec une contradiction apparente : l'intérêt d'utiliser des services bancaires ou commerciaux via Internet prime largement sur les risques encourus par les internautes, qui finissent par outrepasser leurs craintes légitimes. « Ce n'est pas surprenant car l'expérience montre que c'est l'usage qui crée la confiance. On entre alors dans un cercle vertueux, comme ce fut le cas pour la carte bancaire », estime Jean-Pierre Buthion, responsable marketing du Groupement des Cartes Bancaires.

Avec une différence fondamentale : « Aujourd'hui, on est face à une somme considérable d'usages nouveaux et on manque de visibilité sur leur évolution, notamment pour les réseaux sociaux », conclut Jean-Pierre Buthion, président de la commission identités de l'Acsel.
Les Echos.fr 11.03.10

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Déficit budgétaire record aux Etats-Unis
Article rédigé le 11/03/2010 à 09:14

L'Etat américain a enregistré un déficit budgétaire de 221 milliards de dollars en février. Il s'agit de son dix-septième mois dans le rouge.

Le déficit budgétaire américain a atteint un record en février. Il totalise 220,909 milliards de dollars. Le budget de l'Etat signe ainsi son dix-septième mois consécutif dans le rouge, selon le département du Trésor. Ce chiffre est légèrement inférieur aux attentes des analystes qui tablaient sur 222 milliards de dollars. Mais un an plus tôt, il était de 193,86 milliards de dollars.

Le département du Trésor a souligné que le déficit actuel en 2010 était de 651,60 milliards de dollars, bien au-dessus des 589,80 milliards de dollars enregistré à la même période l'année dernière. Le déficit de février a été tiré par une hausse des dépenses de l'Etat de 17%. Celles-ci ont atteint 328,429 milliards de dollars, ce qui est un record pour un mois de février, indiquent les chiffres du Trésor.

La Maison-Blanche prévoit que le déficit pour l'ensemble de l'année fiscale 2009-2010 atteindra la somme de plus de 1.555 milliards de dollars, effaçant le record de plus de 1.415 milliards de dollars constaté l'année précédente, du fait des efforts de relance économique du gouvernement.
La Tribune.fr 10.03.10

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