Sommaire
03/09/2010 - La BCE relève sa prévision de croissance de la zone euro pour les deux années à venir
03/09/2010 - Dettes : la crise demeure mais les risques de défaut s'éloignent
03/09/2010 - Un refuge vert et high-tech sur la voie du Mont-Blanc
03/09/2010 - Un plan pour mettre les superordinateurs à portée de main des PME
03/09/2010 - Accord européen pour renforcer la supervision financière
03/09/2010 - Samsung tente de contrer l'iPad avec le renfort des grands opérateurs télécoms
03/09/2010 - Production : baisse des investissements dans le cinéma, hausse dans l'audiovisuel
03/09/2010 - Liquidité : une rentrée au beau fixe pour les banques
03/09/2010 - IBM publie son classement X-Force des vulnérabilités web
03/09/2010 - L'ancien patron de Lehman Brothers accuse la Fed de traitement inéquitable
Articles précédents
La BCE relève sa prévision de croissance de la zone euro pour les deux années à venir
Article rédigé le 03/09/2010 à 09:14
Après un deuxième trimestre exceptionnel, la BCE a relevé la prévision de croissance pour la zone euro à 1,6 % cette année, et 1,4 % l'an prochain. A l'adresse des banques, elle va poursuivre sa politique d'allocations de liquidités sans limite au moins jusqu'à janvier 2011.
La BCE a sensiblement relevé hier sa prévision de croissance en zone euro pour 2010 et 2011. Dans le même temps, la reprise molle à la périphérie de la zone et les dangers qui persistent pour le système bancaire conduisent l'institution de Francfort à poursuivre les opérations d'allocations illimitées de liquidités au moins jusqu'au début 2011. Le principal taux directeur de l'institution a, quant à lui, été laissé inchangé hier à 1 %.Le relèvement de la prévision de croissance du PIB en zone euro vaut surtout pour 2010, en passant à 1,6 % contre 1 % lors de la précédente estimation de juin. La BCE a été surprise comme de nombreux autres observateurs par la vigueur de la reprise au deuxième trimestre de l'année, notamment grâce à la locomotive allemande. L'agence Eurostat a d'ailleurs confirmé hier le rebond de la croissance économique de la zone euro au deuxième trimestre à 1 %. Pour l'an prochain, la BCE n'affiche pas le même optimisme. Sa prévision a aussi été relevée, de 1,2 à 1,4 % par rapport à juin, mais en la situant dans un corridor plus large qu'auparavant, ce qui laisse place à plus d'incertitude. Ainsi s'attend-elle au pire à 0,2 % de croissance l'an prochain, au mieux à 2,2 %.« La croissance accumulée des quatre derniers trimestres s'élève à 1,9 %, soit bien mieux que ce qui était anticipé il y a un an. Nous avons eu une succession de surprises positives mais nous ne déclarons pas victoire »,a commenté Jean-Claude Trichet. Les indicateurs tombés récemment et le coup de froid qui menace l'économie américaine ne laissent cependant pas augurer d'une rechute de l'activité en Europe : « La rechute en récession [n'est]pas prévue dans notre analyse », a rappelé le président.
Légère correction de l'inflation
En matière d'inflation, la BCE a relevé d'un dixième de point sa précédente prévision pour 2010 et 2011, en tablant respectivement sur 1,6 % et 1,7 %. Une légère correction qui tient compte en particulier de mesures de fiscalité indirecte et de hausses de prix administrés prises dans des pays qui ont des objectifs ambitieux de réduction de leur dette publique. Le Conseil des gouverneurs de la BCE a par ailleurs dégagé un « consensus » en permettant aux banques de continuer à accéder à autant de liquidités que souhaité dans les prochains mois. Cette dépendance des banques vis-à-vis des largesses de l'institution de Francfort avait repris dans le sillage de la crise grecque et des menaces planant sur les économies périphériques de la zone euro. La BCE s'était alors sentie obligée de reporter à plus tard la sortie programmée de sa politique de mesures dites « non conventionnelles ». Si les banques se prêtent aujourd'hui davantage d'argent entre elles, le retour à la normale sur le marché monétaire demandera encore du temps, estime le président. Concrètement, des allocations illimitées de liquidités vont être proposées pour une durée d'une semaine, d'un mois et de trois mois. Ces mesures seront prises « aussi longtemps que nécessaire et au moins jusqu'au 18 janvier 2011 », a déclaré Jean-Claude Trichet. Ce dernier a martelé que cette série de mesures techniques ne fournissait « aucun signal de politique monétaire » dans le sens d'un possible changement de niveau des taux d'intérêt après janvier prochain.
Les Echos.fr 03.09.10
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Dettes : la crise demeure mais les risques de défaut s'éloignent
Article rédigé le 03/09/2010 à 09:13
Le Fonds monétaire international tire la sonnette d'alarme sur la progression de l'endettement des sept Etats les plus riches de la planète. Il écarte cependant tout risque de défaut des pays européens les plus fragilisés, dont la Grèce.
Deux études du Fonds monétaire international (FMI) publiées en ce début du mois ont relancé en grand le débat sur la problématique de la dette souveraine. Le message des économistes de l'organisation financière est on ne peut plus clair. Le niveau d'endettement des sept pays les plus riches de la planète ne va pas revenir à la normale avant plusieurs années. Dépassant déjà les 80 % du PIB avant l'éclatement de la crise financière, contre seulement 35 % en 1974, la dette publique du G7 devrait approcher les 110 % d'ici à la fin de l'année, indiquent les spécialistes Carlo Cottarelli et Andrea Schaechter.
Le levier fiscal à haute dose
Le phénomène du gonflement des dépenses de l'Etat n'est pas uniquement le fait de la dernière crise. Loin s'en faut. L'exemple français retenu par les auteurs fait école.« Au cours des épisodes de forte croissance vers la fin des années 1980 et 1990, le ratio d'endettement s'est stabilisé ou a reculé légèrement. Mais, dès que la croissance a ralenti, la dette a repris sa marche vers le haut, alimentée par des glissements continus des dépenses »,stigmatisent-ils. Si les gouvernements ne changent pas de cap, le ratio entre la dette nette et le PIB des sept principales économies du monde va filer à 200 % à l'horizon 2030, pour déborder les 440 % vers 2050. Pour éviter cela, l'emploi intensif et« pendant plusieurs années »du levier fiscal s'impose. Afin de soutenir une croissance minée par une collecte fiscale plus large, des réformes structurelles devront être adoptées dans tous les domaines de l'activité économique des pays (marchés des marchandises ; marchés du travail ; marchés financiers et dépenses publiques). Le FMI ne manque pas non plus de plaider en faveur de politiques d'immigration capables de contrer une croissance démographique insuffisante. Si la crise de la dette, sérieusement aggravée par la crise globale initiée à l'été 2007, reste un chapitre crucial de l'agenda des Etats les plus riches, le risque de défaut de ceux qui, à l'instar de la Grèce, sont encore au bord du gouffre s'éloigne. Dans la seconde étude du FMI, rédigée par Carlo Cottarelli, Lorenzo Forni, Jan Gottschalk et Paolo Mauro, il est indiqué que« le risque d'une restructuration de la dette de certains pays européens 'périphériques' est surestimé dans des proportions significatives »par les marchés financiers. Généralement, ces derniers reflètent les fondamentaux de l'économie, reconnaissent ces experts. Toutefois,« des réactions excessives se produisent de temps à autre, avec des implications négatives pour les coûts d'emprunt et les dynamiques de la dette ».
Les Echos.fr 03.09.10
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Un refuge vert et high-tech sur la voie du Mont-Blanc
Article rédigé le 03/09/2010 à 09:12
Le chantier du nouveau refuge du Goûter a démarré cet été à 3.835 mètres d'altitude. Ce bâtiment futuriste additionne toutes les technologies de la haute qualité environnementale.
Asite d'exception, chantier d'exception et bâtiment emblématique : le Club alpin français (CAF), maître d'ouvrage du futur refuge du Goûter, ne cache pas son ambition d'en « faire une référence pour les décennies à venir », comme l'indique Raymond Courtial, vice-président. Implanté sur la voie classique d'ascension du Mont-Blanc, au sommet de l'aiguille du Goûter, à 3.835 mètres d'altitude et à 200 mètres du refuge actuel, le nouveau bâtiment va s'arrimer sur deux plates-formes creusées dans la roche. Le chantier, démarré cet été, se poursuivra jusqu'en 2012.De forme ovoïde, la structure de bois revêtue d'une coque en Inox figure un vaisseau des neiges. Dès l'ébauche du projet, en 2003, les architectes du Groupe H et les ingénieurs de Charpente Concept, qui assurent la maîtrise d'œuvre, ont intégré la dimension du développement durable dans sa forme la plus ambitieuse. Dès la conception, les contraintes d'un chantier de haute altitude ont été prises en compte. Pour diminuer de 30 % l'héliportage (250 rotations sont prévues), la construction se fera grâce à des modules préfabriqués dans la vallée. Chacun ne pèsera pas plus de 550 kilos, l'ensemble de la structure pesant 400 tonnes. Hormis un revêtement en Inox brossé, le nouveau refuge sera à 95 % réalisé en bois. Pour ses fondations, des barres métalliques de 10 mètres de long traverseront le permafrost pour s'enfoncer dans la roche et serviront à arrimer le premier niveau de la structure, qui comptera trois étages. Cette armature de base, prévue à l'origine en mélèze de la région, sera, en raison d'un défaut d'approvisionnement, en sapin Douglas de Haute-Saône. En revanche, l'ossature en épicéa proviendra de forêts de la vallée de Chamonix labélisées PEFC (gestion durable).
Défier les éléments
Les très fortes contraintes liées à l'environnement alpin, avec ses énormes écarts de température, ses vents pouvant souffler à 300 kilomètres-heure, l'absence d'eau et les chutes de neige continues, expliquent la compacité et la forme du bâtiment, qui emprunte à l'avionique et à la marine pour mieux défier les éléments. Pour résister à la pression du vent qui peut atteindre 500 kilos par mètre carré, sa forme aérodynamique a été testée en soufflerie. La force du vent sera utilisée pour précipiter la neige dans un fondoir, installé à l'arrière du bâtiment, qui fournira l'eau du refuge. La neige sera réchauffée par des capteurs solaires thermiques installés sur le toit. En dessous, un stock d'eau froide de 18 mètres cubes contribuera à l'inertie thermique du bâtiment en récupérant la chaleur dégagée en excès par les occupants. A des années-lumière du refuge actuel, qui consomme toujours une tonne de charbon par an, les concepteurs du bâtiment ont fait appel à toutes les énergies renouvelables existantes : solaire thermique, photovoltaïque, éolien, biomasse et même cogénération. Ce qui assure au refuge une autonomie totale pour l'électricité, le chauffage et l'eau. Seul du gaz sera héliporté pour la cuisson des aliments. L'isolation du bâtiment devrait aussi être exemplaire. Les panneaux de fibres de bois de la façade et des toitures accumulent la chaleur la journée et la restituent doucement la nuit. La vêture en Inox gris brossé dégage une faible réflectivité, et les menuiseries extérieures en bois et métal seront à triple vitrage avec lames d'argon. Enfin, le traitement des eaux usées, recyclées sur place, emprunte à la marine pour utiliser l'aspiration sous vide, le traitement biologique et l'oxygénation. La filtration membranaire finale permet de recycler l'eau pour les WC, sans jamais rejeter de bactéries dans le milieu naturel.
Les Echos.fr 03.09.10
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Un plan pour mettre les superordinateurs à portée de main des PME
Article rédigé le 03/09/2010 à 09:11
otal, Thales, Snecma, Météo-France, Dassault, EDF, BNP Paribas… Quelques grandes entreprises possèdent leur propre supercalculateur tandis que quantité d'autres louent des capacités de calcul.
Le recours au calcul intensif (ou HPC, « high performance computing ») est beaucoup plus rare parmi les PME. Une étude commanditée par Genci (Grand Equipement National de Calcul Intensif), une société détenue par l'Etat, le CEA, le CNRS, les universités et l'Inria et qui supervise les efforts de la France dans ce domaine, estime pourtant que 20.000 PME pourraient tirer bénéfice de cette technologie. Avec des champs d'application multiples, depuis les transports ou l'énergie, jusqu'au multimédia, l'environnement, la finance, la biologie ou la médecine. Qu'il s'agisse de résistance de matériaux, d'écoulements aérodynamiques, de phénomènes électromagnétiques ou acoustiques, si un calcul exige vingt-quatre heures de travail sur un PC, il ne prendra que quelques minutes à un superordinateur. Avec à la clef des gains de compétitivité. Il reste que, outre leur prix, ces technologies exigent des compétences de spécialistes. L'objectif de Genci, associé à l'Inria et à Oséo, est d'inciter les PME à s'y intéresser. Le programme, baptisé « initiative HPC-PME », a démarré cette semaine. Il s'intègre dans le plan France numérique 2012 de soutien à la compétitivité des PME. Quatre pôles de compétitivité sont déjà associés : Aerospace Valley, Axelera (chimie et environnement), Minalogic (solutions miniaturisée intelligentes) et System@tic (systèmes complexes).« L'objectif est d'accompagner au quotidien les PME en mettant des experts à leur disposition »,résume Catherine Rivière, PDG de Genci.
Les Echos.fr 03.09.10
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Accord européen pour renforcer la supervision financière
Article rédigé le 03/09/2010 à 09:09
Après plus de quatre heures de discussions, la présidence belge de l'Union, le Parlement européen et la Commission européenne sont parvenus hier soir à un accord pour renforcer la supervision financière en Europe.« C'est une étape très importante qui montre que nous avons tiré les leçons de la crise, estime le commissaire européen au Marché intérieur et aux Services financiers, Michel Barnier.
La nouvelle législation prévoit la création de trois autorités européennes de supervision qui seront dotées de pouvoirs contraignants pour la banque, l'assurance et les marchés. Elles pourront imposer leur arbitrage en cas de différend entre deux superviseurs nationaux et contraindre un superviseur national à faire appliquer la réglementation européenne. Elles auront des pouvoirs renforcés dans les situations d'urgence, telles que les décrétera le Conseil réunissant les ministres des Finances de l'Union, sur recommandation d'un nouveau comité européen chargé du suivi du risque systémique, de la Commission, du Parlement ou des nouvelles autorités européennes de supervision. Le comité du risque systémique sera présidé pour les cinq premières années par le président de la Banque centrale européenne. L'accord doit être validé par le Parlement européen la semaine du 20 septembre, et par les ministres européens des Finances, qui devraient déjà l'examiner mardi à Bruxelles.
Les Echos.fr 03.09.10
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Samsung tente de contrer l'iPad avec le renfort des grands opérateurs télécoms
Article rédigé le 03/09/2010 à 09:06
Tout comme Toshiba avec sa Folio 100, le géant coréen a dévoilé hier sa tablette tactile Galaxy. Elle sera commercialisée en France dès le mois d'octobre au prix de 699 euros. Elle devrait être subventionnée par les opérateurs, d'autant qu'elle intègre la fonction téléphone.
Les dragons asiatiques partent à l'assaut de l'iPad. Alors que la tablette tactile d'Apple est pratiquement seule sur ce nouveau marché, elle devra désormais compter avec deux sérieux candidats : la Galaxy Tab du coréen Samsung, et la Folio du japonais Toshiba. Toutes deux ont été hier le clou des présentations des deux constructeurs à l'IFA, le Salon européen de l'électronique grand public qui se tient à Berlin.C'est Samsung qui pourrait s'ériger en compétiteur le plus sérieux pour Apple. Sa Galaxy Tab sera vendue dès le mois de septembre en Corée du Sud et sera accessible dans la première quinzaine d'octobre en France. Côté technique, elle intègre le système d'exploitation Android, supporte Flash, et embarque une caméra pour filmer ou tenir des visioconférences. Côté usage, elle prend délibérément le contre-pied d'Apple, en se positionnant sur l'ultramobilité. D'abord par son format – 7 pouces, contre 9,7 pour l'iPad – puis son poids – 380 grammes contre 680 –, ce qui en fait un terminal plus facilement transportable que l'iPad. Surtout, elle est pourvue de la fonctionnalité téléphone. Vu la taille de l'écran – 7 pouces, quand un « smartphone » en compte 3,5 en moyenne –, cet ajout pourrait ressembler à un simple gadget. Sauf que le coréen embarque la dernière norme Bluetooth 3.0, ce qui permet d'utiliser l'appareil en kit sans fil de manière efficace.
Forfaits entreprises
Son prix est pour l'heure fixé à 699 euros. Mais il sera subventionné par les opérateurs, et sera donc accessible moins cher pour l'utilisateur. De fait, Samsung est en négociation avec les trois opérateurs français et se montre confiant pour proposer des forfaits couplant une offre de voix et de données.Le groupe est également en train de plancher sur des forfaits entreprises – un marché prioritaire pour ce produit –, et d'autres permettant à l'utilisateur de disposer d'un seul abonnement téléphone accessible indifféremment depuis la tablette et le « smartphone » de l'utilisateur. Les opérateurs pourraient être intéressés par ce produit, d'autant qu'ils n'ont pas apprécié d'être évincés de la distribution de l'iPad, qui est directement commercialisé auprès des distributeurs. Au Royaume-Uni, Vodafone a déjà annoncé qu'il commercialiserait la tablette de Samsung.Reste la question des contenus, cruciale sur un tel terminal. Samsung est en pleine négociation en France et devrait dévoiler d'ici à une semaine les premiers contenus. Mais déjà, le groupe a ciblé trois grands services : les jeux, la vidéo à la demande (un accord avec un partenaire autre qu'une chaîne est en bonne voie), et les livres électroniques. La Galaxy Tab embarquera en outre une offre mondiale de livres, à laquelle s'ajoutera une offre locale : en France, Samsung est ainsi en négociation avancée avec Hachette pour proposer des titres de l'éditeur.De son côté, Toshiba mise donc sur la Folio 100, une tablette qui ressemble beaucoup à l'iPad. Disponible dès le mois d'octobre en France, elle intègre Android, le système d'exploitation de Google, et sera pour l'heure uniquement disponible en Wi-Fi. Toshiba cible ainsi un usage à domicile, d'autant que son format (10,1 pouces) n'en fait pas un terminal très mobile. Au niveau des contenus, le groupe japonais compte alimenter sa toute nouvelle « Toshiba Marketplace » avec différents partenariats locaux, sur lesquels la filiale française planche actuellement. Son principal atout reste pour l'heure son prix, puisqu'elle sera vendue à 399 euros en France.
Les Echos.fr 03.09.10
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Production : baisse des investissements dans le cinéma, hausse dans l'audiovisuel
Article rédigé le 03/09/2010 à 09:04
Selon les chiffres diffusés hier par le Centre national de la cinématographie (CNC), les investissements dans le cinéma français ont baissé de 7,2 % au premier semestre 2010, pour atteindre 471 millions d'euros.
« Cette érosion des investissements s'explique en grande partie, comme en 2009, par la diminution du nombre de films présentant des gros devis », précise le CNC. Au premier semestre, le devis moyen pour un film d'initiative française était de 5,18 millions, contre 6,26 millions un an plus tôt. En revanche, pour la production audiovisuelle, le dynamisme est là : les devis de production ont atteint 629,2 millions d'euros, en progression de 10,6 %. Les devis des fictions ont notamment augmenté de 22,1 % à 314,7 millions, ceux des documentaires de 12,8%, à 188,6 millions et ceux du spectacle vivant de 18 %, à 43,3 millions. Le CNC note la reprise des investissements des chaînes de télévision (+15,2 %).
Les Echos.fr 03.09.10
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Liquidité : une rentrée au beau fixe pour les banques
Article rédigé le 03/09/2010 à 09:03
La situation depuis l'échéance « jumbo » du 1er juillet de 442 milliards d'euros s'est largement normalisée, malgré des difficultés sporadiques. Le marché attend les résultats d'une nouvelle échéance majeure fin septembre.
L'accès à la liquidité est presque redevenu ce qu'il était avant crise, banal. Après la publication des « stress tests » et les bons résultats des banques, notamment françaises, la situation se normalise.« Les banques vont très certainement profiter de la fenêtre de rentrée pour lancer de nouvelles émissions. Les marchés sont même prêts à investir dans du papier long »,indique le directeur financier d'une banque. En août, déjà, les établissements de crédit ont fait quelques tests sur les marchés, à des taux assez attractifs. Dans la foulée de ses résultats, la Société Générale a émis une dette senior de 500 millions d'euros à 5 ans autour de 70 points de base au-dessus du mid-swap, de même que BNP Paribas, en dollars australiens à échéance 2013. Depuis, les CDS (« credit default swaps ») des banques, qui sont un indicateur du prix auquel celles-ci émettraient, se sont relevés, mais sans devenir dissuasifs. Parmi les banques françaises, BNP Paribas a vu son CDS à 5 ans bondir de 57 points de base début janvier, à 169, lors de la crise grecque. Il est retombé à 87 fin juillet, pour atteindre 106 aujourd'hui. Même évolution au Crédit Agricole, de 75 points de base en début d'année, il est passé à 117 fin juillet (après 218 lors de la crise grecque) et 139 aujourd'hui, ou à la Société Générale (de 75 à 102 fin juillet et 129 aujourd'hui).
Reprise des émissions seniors
Autre signe positif, les banques ne sont plus contraintes de se cantonner au marché privé ou à des émissions sécurisées, garanties par des crédits immobiliers ou des créances publiques, pour séduire les investisseurs. Elles peuvent lancer des émissions seniors et publiques. De même, le front s'est largement dégagé sur la liquidité court terme, les gestionnaires, notamment américains, rallongeant leur durée d'investissement. La majorité des établissements européens profitent en tout cas de cette détente, même si certains rencontrent encore des difficultés. Mercredi, une banque est allée chercher 60 milliards à 7 jours, lors d'un appel d'offres en dollars de la Banque centrale européenne (BCE) à un taux pourtant jugé assez prohibitif (1,19 %). Les craintes sur la dette grecque, espagnole, portugaise ou irlandaise ne sont pas éteintes. La BCE a, de fait, décidé hier de reconduire ses appels d'offres illimités jusqu'à la fin de l'année, dans le contexte de reprise modérée de la zone euro.« Cette décision ne lui est cependant pas très coûteuse, tempère Natacha Valla, chef économiste chez Goldman Sachs, puisque, dans le même temps, elle réduit la maturité des opérations. »La véritable échéance sera le 30 septembre, une bascule jugée de même ampleur par les analystes que celle du 1er juillet, où les banques devaient rembourser la facilité exceptionnelle à un an de 442 milliards d'euros de la BCE. A cette date, les banques européennes devront rembourser 225 milliards d'euros.« Cette bascule ne présente pas de difficulté particulière, mais, selon que l'on se trouve en position de liquidité courte ou en excès de liquidité, elle pourra induire un mouvement sur les taux de marché. C'est entièrement entre les mains des banques »,indique Natacha Valla.« Si certaines banques décident de réduire leurs coussins de liquidités de manière significative et d'autres de ne plus venir à la BCE, cela pourra s'avérer critique sur les taux. Mais il n'y a plus de difficulté systémique »,conclut-elle.
Les Echos.fr 03.09.10
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IBM publie son classement X-Force des vulnérabilités web
Article rédigé le 03/09/2010 à 09:02
Désigné plus mauvais "patcheur de vulnérabilités", Google conteste la méthode de l'équipe X-Force d'IBM.
Le rapport établi par IBM, qui classe les éditeurs en fonction de leur assiduité à corriger les failles de sécurité dans leurs logiciels, vient de désigner Google comme le plus mauvais et fait passer Microsoft à la première place. Google, qui chute de la sixième à la douzième place, a protesté contre les méthodes utilisées par l'équipe X-Force d'IBM pour réaliser son rapport semestriel 2010 sur la sécurité, intitulé "Risques et tendances".
Pour justifier ces changements, Tom Cross, un blogueur d'IBM, a affirmé qu'il était difficile de suivre toutes les publications et les correctifs de vulnérabilité, du fait que les données devaient être recueillies manuellement. "Comme vous pouvez l'imaginer, il s'agit d'une tâche complexe, car chaque éditeur de logiciel gère les failles de sécurité de manière différente et il existe aujourd'hui peu de normes pour le partage de cette information," a-t-il ainsi écrit. Dans l'un de ses blogs, Google estime cependant qu'il faudrait faire plus d'efforts pour vérifier les données utilisées dans ces rapports. "Dans un premier temps, les personnes chargées de réunir les informations pour constituer cette base de données devraient s'adresser aux éditeurs et leur faire part de leur intention afin de trouver une solution durable qui garantisse un échange d'information plus cohérent pour les deux parties," a déclaré dans son blog Adam Mein, membre de l'équipe chargé de la sécurité chez Google. "Une autre amélioration importante consisterait à obtenir plus de transparence de la part des compilateurs - notamment en ce qui concerne l'intégration de davantage de données brutes, selon la méthodologie qui sous-tend la collecte des informations, et une présentation critique reconnaissant les limites des données présentées."
Mal classé, Google conteste la méthodologie d'IBM
Google s'est plaint à IBM parce que le rapport déclare que l'entreprise présente un taux de vulnérabilités critiques, identifiées et non patchées, de 33%. Or, il s'est avéré après coup que les 33% font référence à un patch pour trois vulnérabilités, et que l'une d'entre elles n'est pas une faille de sécurité.
IBM a publié deux listes, l'une qui établit le classement des entreprises en fonction des vulnérabilités connues mais non patchées et l'autre listant les entreprises en fonction des vulnérabilités critiques non patchées. C'est ainsi que Google a chuté de la sixième à la douzième place dans la première évaluation et de la première à douzième place dans la seconde. Mais ce n'est pas la seule à accuser un repli. D'autres éditeurs de logiciels reculent de manière significative dans le classement, comme Sun, qui passe respectivement de la première à cinquième place et de la septième à la douzième place - à égalité avec Google -, et Linux, qui passe de la septième à la dixième place et de la quatrième à la douzième place, selon les deux types de critères retenus par le rapport de l'équipe X-Force d'IBM.
Au final, le classement des entreprises en fonction du nombre de vulnérabilités non patchées et connues est le suivant : Microsoft, 23%; Mozilla, 17%; Apple, 12%; IBM, 9%; Sun, 8%; Oracle, 6%; Cisco, 6%; Novell, 5%; HP, 4%; Linux, 3%; Adobe, 3%; Google, 0%. Celui des entreprises en fonction du nombre de vulnérabilités critiques connues et non corrigées est : IBM, 29%; Oracle 22%; Novell, 10%; Microsoft, 7%; HP, 5%; Mozilla, 4%; Adobe et Cisco avec 2%, et Apple, Google, Linux et Sun, chacune avec 0%.
Le Monde Informatique.fr 02.09.10
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L'ancien patron de Lehman Brothers accuse la Fed de traitement inéquitable
Article rédigé le 03/09/2010 à 08:59
Deux ans après la faillite de Lehman Brothers, son ancien PDG, Richard Fuld, a mis en doute les efforts de l'administration pour sauver sa banque.
Il estime avoir fait l'objet d'une forme de « traitement discriminatoire ».
Lehman Brothers aurait-elle été une victime expiatoire inutile ? Davantage victime de l'incurie des régulateurs que des fautes de ses propres dirigeants ? A quelques jours du deuxième anniversaire de la faillite de la banque, c'est la thèse qu'a tenté de défendre son ex-PDG, Richard Fuld, devant la commission d'enquête du Sénat sur la crise financière (FCIC). Sans contester des erreurs d'appréciation manifestes sur l'évolution du marché immobilier américain, il n'a pas hésité à imputer le naufrage de la banque à la décision de la Réserve fédérale (Fed) de lui refuser toute aide supplémentaire en se fondant sur des« informations fausses ». Une forme de traitement discriminatoire dont la banque aurait été victime.« Lehman a été forcé de se mettre en faillite non pas à cause de sa négligence ou faute d'avoir recherché des solutions à la crise, mais à cause d'une décision, basée sur des renseignements faux, de ne pas lui apporter le soutien offert à chacun de ses concurrents et à d'autres entreprises non financières dans les jours suivants », a expliqué Dick Fuld devant les membres de la Commission. En clair, Lehman aurait joué le rôle de« bouc émissaire », le 15 septembre 2008, alors que l'assureur AIG a fait l'objet d'un sauvetage massif la même semaine.
Rapport de la FCIC en décembre
A l'appui de sa thèse, Dick Fuld rappelle qu'à la veille de sa faillite retentissante, la Fed a accordé aux banques d'investissement l'accès au« type de collatéraux[actifs apportés en garantie d'une dette, NDLR]autorisés pour emprunter »en vertu d'une facilité de crédit mise en place par la banque centrale six mois plus tôt.« Seul Lehman s'est vu refuser cet accès élargi. S'il s'était vu accorder le même accès que ses concurrents, Lehman aurait eu le temps au moins d'un démantèlement ordonné ou d'un rachat qui aurait atténué la crise qui s'en est suivie »,a estimé l'ancien PDG. Pour lui, Lehman avait besoin, ce jour-là, d'un relais de liquidités crucial qui lui aurait permis de survivre. Si certains élus démocrates semblent avoir prêté une oreille attentive à la thèse du« lâchage », celle-ci a été vivement écartée par le conseil juridique de la Réserve fédérale de New York, Thomas Baxter.« A aucun moment, les représentants de la Fed de New York ont pensé que Lehman avait la liquidité nécessaire pour supporter ce qui allait venir en septembre », a-t-il expliqué. Ben Bernanke, le président de la Fed, a ajouté hier qu'il« regrettait de ne pas avoir été plus direct », donnant ainsi la« fausse impression qu'en réalité nous aurions pu faire quelque chose »pour sauver Lehman. Mais plusieurs membres de la FCIC, qui rendra son rapport en décembre, s'interrogent encore sur les raisons de sauver Wachovia et pas Lehman sans exclure la possibilité d'une« décision concertée »de faire une victime.
Les Echos.fr 03.09.10
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