Nos ordinateurs, les chauffages de demain ?

Réduire la facture énergétique en utilisant les ordinateurs pour chauffer les bâtiments. Avec l’accroissement d’Internet, l’avènement du Cloud, la distribution des applications en mode SaaS, les datacenters se sont mis à sortir de terre de manière effrénée.

Malheureusement, entre alimentation, systèmes de climatisation (il faut autant d’énergie pour faire fonctionner un datacenter que pour le refroidir), ces sites informatiques sont énergivores et polluants.

Le Gartner avait estimé, dès 2007, que la consommation énergétique des appareils numériques représentait 2 % des émissions de CO2 dans le monde, soit autant que l’ensemble des compagnies aériennes de la planète.

En 2009, un physicien de l’université de Harvard avait calculé qu’une recherche sur Google générait 7 grammes de CO2, étant précisé qu’à l’époque, 200 millions de recherches étaient effectuées quotidiennement sur ce moteur.

En 2012, enfin, Greenpeace indiquait que les datacenters à eux seuls consommaient 2 % de l’énergie utilisée dans le monde.

Evidemment, les grands acteurs du numérique se sont engagés dans une démarche de réduction de leur consommation. Mais d’autres pistes sont également explorées pour qu’elle puisse être optimisée.

Des initiatives originales qui préservent l’environnement

Ainsi, une start-up française a eu l’idée de faire rentrer les datacenters dans votre salon. Ces équipements de faible encombrement réalisent des calculs pour des banques ou tout autre établissement. Les résultats sont basculés sur une plateforme centralisatrice. Pour le particulier, il s’agit tout simplement d’un système de chauffage gratuit. Bilan : une baisse de 75 % de l’empreinte carbone en raison des économies de chauffage et du fait que les serveurs des datacenters n’ont plus besoins d’être refroidis.

En Seine-et-Marne, depuis 2012, le datacenter d’une banque chauffe le centre nautique intercommunal du Val d’Europe. Ce sont 5 400 tonnes de rejet de CO2 qui seraient ainsi évitées.

Le campus de l’université de Bourgogne et ses 28 000 étudiants sont, quant à eux, chauffés par le propre datacenter de la faculté.

Ce ne sont là que quelques exemples dans un foisonnement d’idées où les start-ups françaises ne sont pas en reste : Cocorico !

 

Olivier Gévaudan, Expert Technologies de l’Information et de la Communication

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