Connectivité ou la schizophrénie du monde moderne

Voiture, maison, téléphone, ordinateur, montre, électroménager…autant de symboles – déjà anciens – de notre société moderne, qui sont en train de subir une véritable transformation grâce à l’Internet Des Objets.

Les objets connectés constituent aujourd’hui un formidable levier d’essor économique et vont révolutionner dans un futur proche notre quotidien, nous offrant confort, sécurité et bien-être.

Nous vivons aujourd’hui les prémices de cette révolution avec le développement de la domotique, qui pilote la consommation énergétique et assure la sécurité de nos habitations, ou encore l’avènement des smartphones et des smartwatches, ces montres qui, en plus de donner l’heure, sont devenues nos assistants personnels et nos coachs santé. Même nos chiens et nos chats sont connectés grâce à des puces électroniques ! Quant aux voitures connectées, elles vont bientôt permettre aux véhicules autonomes de passer du domaine de la science-fiction au monde réel.

Aucun secteur économique ne résiste à ce raz-de-marée, pas même les plus traditionnels, comme l’industrie, qui vit sa 4ème révolution (industrie 4.0), la construction (Building Information Modeling) ou l’assurance (grâce aux Insurtechs).

Pourtant, à contre-courant de cette tendance à l’hyperconnectivité, nombre de voix s’élèvent contre ce phénomène, qu’elles associent plus à Big Brother qu’au Big Data, et réclament le droit à la déconnexion et au respect de la vie privée.

C’est vrai qu’il y a de quoi devenir schizophrène, non ?

D’un côté, on nous vante les mérites des objets connectés comme moyens de prévention santé (montre qui contrôle la tension, le rythme cardiaque ou l’activité sportive, comprimé intégrant une puce qui contrôle la prise de médicament…).
De l’autre, on nous met en garde contre les risques de l’hyperconnectivité sur notre organisme et notre état psychique.

D’autres objets vont nous permettre de prévenir les accidents de circulation, les incendies ou les cambriolages dans nos logements. Mais les spécialistes en Cyber-Sécurité s’inquiètent du risque de piratage de données (voir à ce sujet l’éditorial d’Alexis NARDONE, notre expert CYBER, dans notre dernier numéro).

Alors, quel camp choisir ? Toutes les innovations s’accompagnent de nouveaux risques. Ma conviction est qu’il ne faut pas les craindre, mais chercher à les maîtriser. C’est comme cela que notre société moderne a toujours progressé.

 

Olivier RICHARD, Directeur Technique et des Métiers, Groupe GM Consultant